Doctolibgate : comment Doctolib viole l’éthique médicale

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Doctolibgate : comment Doctolib viole l’éthique médicale

Le Doctolibgate est un énorme scandale qui révolte la communauté médicale française. Les plaintes affluent à l’Ordre des Médecins, les syndicats montent au créneau, et on entend mê ...

Le Doctolibgate est un énorme scandale qui révolte la communauté médicale française. Les plaintes affluent à l’Ordre des Médecins, les syndicats montent au créneau, et on entend même des médecins résilier leur abonnement de peur d’être accusé de pratiques anti-confraternelles. De quoi s’agit-il ? Et bien Doctolib détourne les recherches des patients sur Google pour les diriger vers ses médecins abonnés.

Nous avons déjà révélé que le business-model de Doctolib était bizarre.

Mais là nous avons découvert que ce site s’assied carrément sur l’éthique médicale, les règles de Google et le droit commercial.

Parasitisme commercial de Doctolib

Un patient cherche son médecin sur Google pour un rendez-vous en ligne. Il tombe alors sur une page de Doctolib avec ses médecins clients qui lui proposent des rendez-vous.

Problème : cette page Doctolib ne mentionne pas le médecin que cherchait le patient. Pourtant son nom était bien dans le résultat de Google.

Infraction aux règles de Google?

Comment s’y prend Doctolib ? Il trompe le robot de Google. Le procédé est trop long à expliquer ici. Nous le faisons dans une vidéo plus complète en bas de cet article.

Le Doctolibgate : enjeu pour l’éthique médicale

Doctolib fait donc du parasitisme numérique en exploitant la notoriété et la réputation du médecin au profit de ses propres clients.

Nous en avons de multiples preuves. Et elles touchent des milliers de médecins en France, et pas n’importe lesquels : des responsables de l’Ordre des Médecins, de la CSMF, de la FMF, de MG France, de l’UFML, et d’URPS.

Que faire ? Partagez cette vidéo pour que tout le monde connaisse les pratiques anti-confraternelles de Doctolib, et surtout écrivez à l’Ordre pour faire cesser ce parasitisme scandaleux.

Comment a commencé l’affaire?

Tweet de l'UFML dénonant les pratique de Doctolib

Image du tweet de l’UFML, sur les pratiques non confraternelles de Doctolib et de la promotion des Fakemed…

Le Doctolibgate part d’un communiqué de presse de l’UFML, dénonçant la promotion des « FakeMed » sur Doctolib :

Cette communication provoque les premières demandes de désinscription de Doctolib par des médecins non abonnés. Ils constatent en effet que Doctolib référence leurs données professionnelles sans jamais avoir été consultés. Ce qui pourrait être une infraction à la loi RGPD qui protège les internautes de l’exploitation de leurs données numériques sans leur accord.

Image du tweet du Dr Carol Cornu-Thorel suite à son départ de doctolib

Image du tweet du Docteur Carole Cornu Thorel annonçant son départ de doctolib

Le Dr Carole Cornu-Thorel est une des premières à annoncer sa demande de désindexation :

Le Dr Bertrand Legrand lève un loup

Bertrand Legrand remarque alors la démarche du Dr Cornu-Thorel. Il se met donc à observer comment évolue son référencement Doctolib sur Google.

Et ce qu’il découvre va le stupéfier… Il commence donc par publier une première vidéo sur le cas spécifique du Dr Cornu-Thorel le 17 octobre 2018 : Doctolib n’est pas éthique. La preuve en 1 minute !

Image du tweet de départ du #Doctolibgate

Image du tweet du Docteur Bertrand Legrand sur le détournement de patientèle réalisé par le site d’agenda en ligne Doctolib lors d’une demande de radiation effectuée par le Dr Carole Cornu Thorel

Et il alerte les responsables des syndicats de médecins et l’Ordre des Médecins :

Et la machine s’emballe

Un follower de Bertrand Legrand lui souffle une indication précieuse. Il lui indique que cette manoeuvre de Doctolib ressemble à du « parasitisme », pratique que condamne le droit commercial :

Image du Tweet évocant la notion de parasitisme commerciale de doctolib envers les médecins.

Un follower du Dr Bertrand Legrand réagit à la vision de la vidéo : C’est du parasitisme…. Le #doctolibgate commence sur les pratique de parasitisme de Doctolib

« Le parasitisme est le fait de tirer indûment profit du savoir-faire et des efforts humains et financiers consentis par une entreprise, victime des agissements de la personne qui usurpe la notoriété acquise par ce concurrent. (Chambre commerciale 5 juillet 2016, pourvoi n°14-10108, BICC n°854 du 15 janvier 2017 et Legifrance). Consulter l’arrêt de la Chambre commerciale du 8 novembre 2016, pourvoi n°15-14437, Legifrance, et la note de Madame Marie Malaurie-Vignal, Revue Contrats, conc. consom. 2016, comm. n°209. » (définition donnée par le Dictionnaire de Droit Privé).

Donc Doctolib ne serait pas seulement en train de violer l’éthique médicale en détournant des patients. En plus il enfreindrait le droit commercial. Car il s’appuierait sur les titres et diplômes de médecins non clients du site, pour attirer les patients vers ses propres clients.

Doctolib, « c’est de la glu ! »

Le cas du Dr Carole Cornu-Thorel montre bien que Doctolib n’est pas décidé à perdre le profit du référencement accumulé sur Google :

Texte du Dr Carole Cornu-Thorel qui annonce avoir bien essayer en vain de sortir du référencement de doctolib!

Tweet du Dr Carole Cornu-Thorel : Doctolib c’est de la Glue!

Image du tweet attestant que la manœuvre de redirection 301 vers ses concurrents peu passer inaperçue à un oeil non averti...

Le Dr Carole Cornu Thorel croit bien avoir été supprimé de Doctolib mais bizarrement google ne le voit pas ainsi…

En clair : Doctolib a supprimé la visibilité de la page personnelle du Dr Cornu-Thorel, mais elle existe toujours ! Vérifiez vous-même en plaçant cette URL dans votre navigateur : https://www.doctolib.fr/ophtalmologue/caen/carole-cornu-thorel .

À l’heure de la publication de cet article, soit 12 jours après sa première demande de désindexation, cette adresse utilisant les données professionnelles de cet ophtalmologue est toujours active, même si elle renvoie désormais vers la page d’accueil de Doctolib par une redirection 301. Normalement elle devrait faire l’objet d’une redirection 410 ou 404. Nous vous expliquons ces subtilités plus bas.

En tout cas pendant cette période Doctolib a été assez actif sur le cas du Dr Cornu-Thorel car elle a apparu et disparu plusieurs fois de leur site :

Image du tweet qui relève les manipulation et tentative de masquage des action douteuse de Doctolib.

Tweet du Docteur Bertrand Legrand attestant qu’effectivement après avoir disparue comme le montrait la vidéo publié, le Dr Carole Cornu Thorel réapparaissait dans l’annuaire de Doctolib… Très réactif… Mais pas longtemps une fois pris la main dans le sac!

Doctolib joue au chat et à la souris

Vidoéo démontrant la volonté de parasitisme des médecins par le site d'agenda en ligne Doctolib

A la suite de la tentative étouffement de l’affaire du #Doctolibgate, le docteur Bertrand Legrand enfonce le clou en publiant une deuxième vidéo de cas similaire et de nouvelle technique de parasitisme du site Doctolib.

Mais nous veillons au grain… et nous publions deux nouveau cas qui prennent Doctolib la main dans le sac: !

Doctolib avait détecté notre action très vite : deux heures après la sortie de notre première vidéo, Bertrand Legrand voyait que le directeur marketing de Doctolib avait visité son profil Linkedin… Ils étaient intrigués. En tout cas nous avions entretemps reçu des témoignages d’autres médecins qui se plaignaient du même parasitage. Et nous avons commencé à passer en revue les situations de dizaines de médecins membres du Conseil de l’Ordre ou dirigeants de syndicats de médecins. La contamination était totale.

Mettre les mains dans le cambouis

Nous avons aussi entendu aussi parler de clients de Doctolib qui demandaient leur désabonnement, de peur d’être accusés par l’Ordre de pratiques anti-confraternelles :

Des utilisateur de Doctolib se désabonne suite au #doctolibgate

Image de post facebook de doute sur la poursuite de l’utilisation de Doctolib.

Image de commentaire facebook annonçant sa désinscription de Doctolib à la suite du #Doctolibgate

Image d’un commentaire Facebook annonçant sa volonté de se désinscrire de doctolib à la suite du #Doctolibgate

Le sens de la fraternité et de la solidarité entre médecins, c’est un point qui visiblement échappe complètement à ces entrepreneurs qui passent d’un site de réservation d’un restaurant à la réservation d’une consultation chez un médecin. La médecine, ça ne marche pas comme ça.

Pour un médecin, les autres médecins ne sont pas des concurrents, mais des confrères. Car les médecins ont une conscience très vive que leur métier n’est pas une activité commerciale. Nous les patients nous le savons bien, et c’est pour ça que nous pouvons faire confiance ceux qui prennent soin de notre santé.

Donc quand un médecin se rend compte qu’un de ses outils de travail blesse ses confrères, il n’hésite pas une seconde à en changer. Car dans « confrère », il y a « frère ». Nous sommes vraiment admiratifs de cette réaction, tellement à l’encontre des habitudes égoïstes de notre société.

Un exemple flagrant de détournement

Maintenant c’est le moment de vous montrer précisément comment tout cela est arrivé. Je vous préviens, nous allons rentrer dans la technique d’internet. Je vais essayer d’utiliser les mots les plus simples, mais parfois il faudra employer du vocabulaire et des concepts sans doute nouveaux pour certains. J’espère ne pas aller trop vite pour vous. Prêt à ouvrir le capot du moteur ?

Nous nous sommes donc mis dans la peau d’un patient qui décide de trouver un rendez-vous par internet chez un médecin qu’il connaît. On inscrit donc le prénom et le nom du médecin, suivi de « doctolib ».

Doctolib est aujourd’hui le site le plus connu pour ça, comme le confirme une recherche sur Google Trends.

Et puis nous examinons la façon dont Doctolib référence les médecins, et pas celle de Google. Il est donc logique de spécifier la recherche.

Donc je tape « jean francois rault doctolib », un généraliste de la métropole lilloise. Voici ce qui apparaît sur Google.

Capture décran faisant suite à la recherche sur google de "jean françois rault doctolib"

Capture d’écran de recherche du Dr Jean François Rault président du conseil de l’ordre des médecin du nord.

Regardons de plus près le 2è résultat :

image zoomer du résultat de requète google sur "jean françois rault doctolib"

Zoom sur l’annonce google de la recherche « jean françois rault doctolib »

Nous voyons à la première ligne ce qu’on appelle la « balise-title » (« Médecin généraliste à Villeneuve d’Ascq 59491 : Rendez…-Doctolib »). Ces mots sont soit présentés par Doctolib dans le code informatique employé pour écrire la page, soit composés par le robot de Google après qu’il a lu la page

Nous avons donc deux possibilités : soit la page de Doctolib contient la balise-title telle quelle, soit la balise-title a été construite par Google sur la base de la page présentée, dont le code écrit par Doctolib favorise l’indexation. C’est le robot de Google qui choisit d’afficher l’une ou l’autre version – selon ses propres critères.

Elle indique qu’on peut prendre rendez-vous avec un généraliste à Villeneuve d’Ascq si on clique dessus. En vert c’est l’adresse (URL) de la page Doctolib.

Une métadescription suspecte

Maintenant regardons la métadescription (le texte en gris). On voit bien le nom « Jean-François Rault», sa spécialité, son adresse et d’autres renseignements sur son exercice.

Comme pour la balise-title, le contenu de la métadescription peut avoir deux origines. Soit le créateur du site a composé un texte et il l’indique au robot de Google de façon permanente. Soit le moteur de Google fait lui-même un résumé du contenu de la page indiquée. Dans le cas où le créateur de la page a proposé une version, c’est Google seul qui décide de celle qui sera présentée à l’internaute.

Vous me suivez jusque là ? Voyons ce que Doctolib affiche :

Image démontrant le parasitisme de doctolib envers les médecin qui ne sont pas leurs abonnés

Image du résultat de la recherche sur google de « jean françois rault doctolib »

Tiens ? Je ne trouve pas de trace du Dr Rault. Mais je vois plein de clients de Doctolib dans les environs, qui me proposent des rendez-vous. Étrange. Pourtant la métadescription contenait bien les mots « Jean François Rault ». Donc le robot de Google a dû les voir quelque part, ce n’est pas possible autrement.

Vérifions comment est codée la page en question. Pour ça vous devez utiliser un simulateur de robot tel que celui-là : https://www.internet-formation.fr/spider-simulator

Voici ce que je trouve.

Un code plein de surprises

Enregistrement de l’écran 2018-10-23 à 17.44.45

Le code est très long, donc je fais une recherche avec les touches commande+F (sur Mac), ou contrôle+F sur PC. Le mot « rault » est bien absent de la page. Doctolib réussirait-il à tromper le robot Google ?

Ce que vous devez savoir, c’est qu’un site internet est capable de détecter s’il est visité par un internaute normal ou par le robot de Google.

Doctolib ne fait pas exception. Il montre à Google un contenu et à vous un autre. Google a vu que le Dr Rault était référencé par Doctolib puisqu’il vous l’indique dans la métadescription. Mais Doctolib préfère vous montrer une autre page qu’il juge plus utile. – celle avec ses propres clients. Doctolib a donc berné Google.

Doctolib berne Google

Bien sûr Google a des moyens de détecter ce genre de triche. Et lorsqu’il a identifié un tricheur, il le sanctionne en le faisant sombrer dans les rangs des résultats de recherche. En clair, les internautes ne trouveront plus ce site dans la première page. Mais pour une raison qui nous échappe encore, Google n’a pas encore détecté cette infraction à ses règles. Le jour où il le verra, je vous promets que sa colère sera terrible…

Je réponds rapidement à une objection qui pourrait m’être faite par les puristes. Et si la page que je vous ai montrée était une ancienne page que Google n’avait pas encore réindexée, comme on dit ? Je réponds à cela que pour un site aussi fréquenté que Doctolib, il est probable que Google repasse dessus toutes les 24h. Et que j’ai fait la manœuvre sur le Dr Rault chaque jour depuis 4 jours. Donc la tromperie de Doctolib est permanente et intentionnelle.

Infraction au RGPD

Vous connaissez maintenant une racine du parasitisme numérique du Doctolibgate. Mais il y en a une autre.

Doctolib ne peut faire ces processus d’optimisation que parce qu’il référence l’ensemble des praticiens à partir du fichier RPPS (l’annuaire officiel des professionnels de santé). Or la nouvelle loi RGPD exige de ne collecter des données que pour des finalités déterminées, explicites et légitimes. Les clients de Doctolib ont sans doute signé pareil consentement. Mais pas les autres. Et on en voit les conséquences.

Il nous paraît donc urgent d’interdire expressément à tout site internet de prise de rendez-vous en ligne de référencer l’ensemble des professionnels de santé. Seuls pourront y figurer les praticiens ayant explicitement accepté que leurs données professionnelles y soient reproduites, aux fins exposées lors du consentement. Les activités d’annuaire en ligne doivent être strictement séparées de toute activité commerciale médicale.

Voilà, vous en savez assez pour comprendre le tort que Doctolib inflige à l’esprit véritable de la médecine et aux médecins qui ne sont pas ses clients quand il se sert de leur réputation pour détourne leurs patients vers ses propres clients.

Mais il y a pire : l’histoire du Dr Linck

Si vous avez encore un peu de temps, je vais vous montrer que la malveillance de Doctolib peut aller encore plus loin. Je vous préviens, c’est vraiment à vomir.

Voici l’histoire du Dr Vincent Linck. Le 13 octobre dernier il a demandé à Doctolib de le supprimer totalement de son site, afin de ne plus apparaître du tout. Le 15 octobre le service client de Doctolib lui a répondu qu’il avait fait le nécessaire.

Nous sommes allés vérifier. Eh bien ce que Doctolib a fait dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer.

D’abord on peut constater que la page personnelle de Vincent Linck existait toujours sur Doctolib au moment de la publication de cet article : https://www.doctolib.fr/dermatologue/la-trinite/vincent-linck

Si vous la copiez puis collez dans votre navigateur, il va trouver une localisation.

Examinons le code de cette page.

Image du code de doctolib à la date du 19 octobre 2018 attestant de la volonté délibéré de nuire à un médecin ayant décidé d'être supprimé de leur agenda en ligne

Image du code examiner par un robot type robot google le 19 octobre 2018 à 17h04 : Une redirection 301 vers ses concurent dermatologue à la trinité est faite par les équipes de doctolib.

Comme on le voit tout en haut, c’est une redirection 301 qui indique à Google que cette page existe toujours mais à une autre adresse. L’autre adresse, c’est bien sûr celle qui permet de réserver chez un confrère client de Doctolib…

La preuve du forfait de Doctolib se trouve dans la ligne de code tout en bas :

C’est elle qui renvoie vers les confrères du Dr Linck à La Trinité. Or elle ne respecte pas les normes HTML comme le fait un ordinateur générant du code. Elle a donc été ajoutée manuellement par Doctolib. Dans quel but ?

Comment faire semblant de désinscrire un médecin

L’avantage de la redirection 301 est de conserver l’historique du trafic envoyé sur Google depuis les mêmes requêtes. En l’occurrence Doctolib ne référence plus le Dr Linck directement mais continue à bénéficier du trafic généré par les anciennes recherches des patients du Dr Linck pour les orienter vers les pages de confrères à partir des mêmes mots-clés. Le caractère manuel de l’ajout trahit une intentionnalité dans le détournement de trafic.

Si Doctolib avait été de bonne foi, il aurait fait une redirection 410, indiquant que cette page d’existe plus. Mais Doctolib aurait alors perdu le bénéfice du référencement accumulé par Google.

Un piège tendu à Doctolib

Pour prouver que Doctolib refuse de désinscrire complètement les médecins qui lui en font la demande, nous avons laissé fuiter à Doctolib le cas du Dr Linck.

Voilà ce qui s’est passé.

Bizarrement la page du Dr Linck a été désindexée complètement de Google. Et aujourd’hui la page du Dr Linck renvoie directement à la page d’accueil de Doctolib… Mais toujours avec une redirection 301 pour profiter de sa réputation!

Mais d’autres médecins avaient fait à Doctolib la même demande de désinscription totale que le Dr Linck.

Et eux sont toujours punis de la même façon : leur page Doctolib est toujours indexée par Google, avec une redirection 301. Citons le Dr Carole Cornu-Thorel, ou le Dr Sébastien Duquenne. Et nous avons plein d’autres exemples.

Pourquoi nous n’avons plus confiance en Doctolib

Pour résumer, Doctolib attend d’être pris en flagrant délit de triche pour désindexer un médecin de son site. Sa patientèle n’est plus directement détournée vers ses confrères, mais sa notoriété reste parasitée par Doctolib via la redirection 301.

Pour l’instant, Doctolib pratique donc la politique du « pas vu, pas pris ».

Elle ne nous inspire aucune confiance. Elle est incompatible avec l’éthique médicale. C’est le coeur du Doctolibgate : rétablir l’éthique médicale sur internet.

L’exemple du Dr Linck constitue une preuve indiscutable de la mauvaise foi de Doctolib dans le traitement des demandes de désindexation des médecins.

Mettre la pression

Donc si vous faites une demande de suppression de vos données à Doctolib, exigez une redirection 410 ou 404 et interdisez-leur expressément une redirection 301, cette dernière permettant à Doctolib de continuer de bénéficier de votre notoriété.

Je vous laisse avec une liste non-exhaustive de médecins touchés par le Doctolibgate. Nous avons bien sûr les enregistrements de toutes les recherches sur ces noms. Car Doctolib supprime le parasitisme dès que nous en dénonçons un… Ils sont malins, mais maintenant vous avez de quoi être plus malins qu’eux.

Liste non-exhaustive de médecins victimes du Doctolibgate (au 28/10/2018)

Dr Carole Cornu-Thorel (dont le témoignage a déclenché cette enquête)

Dr Philippe Vermesch (président du SML)

Dr Eric Tanneau (Secrétaire général Spécialistes SML)

Dr Françoise Stoven (conseiller ordinal national CNOM)

Dr Odile Conty-Henrion (conseiller ordinal national CNOM)

Dr Philippe Véron (président CDOM Oise)

Dr Robert Lacombe (président CDOM Ain)

Dr Thierry Bour (président SNOF)

Dr Bernard Le Douarin (conseiller ordinal national CNOM)

Dr Jackie Ahr (conseiller ordinal national et trésorier CNOM)

Dr Jean-François Rault (conseiller ordinal national CNOM)

Dr Jean-Marc Brasseur (conseiller ordinal national CNOM)

Dr Philippe Chazelle (président URPS Hauts-de-France)

Dr Guilaine Kieffer-Desgrippes (président URPS ACAL)

Dr Olivier Robardet (trésorier adjoint FMF)

Dr Dominique Thiers-Bautant (secrétaire général FMF)

Dr Christine Kowalczyk (vice-président CSMF)

Dr Christian Lehmann (écrivain)

Dr Alain Prochasson (trésorier CSMF)

Dr Julie Mazet (secrétaire général Les Généralistes-CSMF)

Dr David Schapiro (vice-président UFML-S)

Dr Jacqueline Goltman (vice-président UMFL-S)

Dr Luc Duquesnel (président Les Généralistes-CSMF)

Dr Fabien Ruand (secrétaire général adjoint MG France)

Dr Gilles Urbejtel (trésorier MG France)

Dr Martine Pelaudeix (trésorier adjoint MG France)

Dr Agnès Giannotti (vice-président MG France)

Dr Philippe Marissal (vice-président MG France)

Dr Hélène Wibaux

Dr Patrice Véraud

Dr Vincent Linck

Dr Sophie Gaïda-Persichetti

Déclaration d’intérêt :

Le Dr Bertrand Legrand est le fondateur du site internet gratuit Vitodoc, spécialisé dans la gestion des soins non programmés. Vitodoc pratique une stricte politique de Zéro Big Data vis-à-vis de ses utilisateurs.