Votre agenda en ligne vous ubérise avec ses téléconsultations

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Votre agenda en ligne vous ubérise avec ses téléconsultations

 Cliquez ici pour vous inscrire à Vitodoc Vous n’avez pas pu manquer l’info, vu le battage médiatique dont ils ont bénéficié : dès le 1er janvier 2019 le site le plus connu d' ...


Cliquez ici pour vous inscrire à Vitodoc

Vous n’avez pas pu manquer l’info, vu le battage médiatique dont ils ont bénéficié : dès le 1er janvier 2019 le site le plus connu d’agenda en ligne et de prise de rendez-vous en ligne passe à la téléconsultation.

Or c’est exactement ce que je vous annonçais il y a 5 mois dans ma Chronique de l’ubérisation n°7 !

Je vous donne tout de suite ce qui me pose problème. C’est qu’en passant à la télémédecine, votre agenda en ligne devient votre premier concurrent. Et ça c’est plus que dangereux.

Quel est le véritable objectif de votre agenda en ligne?

Petit rappel : ce que cherche votre agenda en ligne depuis le début, c’est de se faufiler discrètement entre vous et le patient.

Regardez ce qui se passe quand un patient cherche sur Google son médecin mais que son médecin n’est pas client de ce site. Le premier résultat qui sort c’est presque toujours cet agenda en ligne. Le nom du médecin est indiqué dans le résultat de la recherche, donc le patient pense qu’il va pouvoir prendre rendez-vous dessus, il clique… hélas son médecin n’est pas client de ce site.

Le site lui propose alors de « découvrir la prise de rendez-vous en ligne », ce qui revient à aller chercher un rendez-vous chez un autre confrère, bien client du site, lui. En français, ça s’apparente à du détournement de patientèle.

Là où ça s’empire, c’est que le patient va désormais pouvoir consulter un télémédecin directement en ligne. Donc vous aurez perdu une consultation.

Même le médecin client du site est menacé

En clair, côté pile : l’agenda en ligne a ubérisé le médecin qui n’est pas son client en redirigeant son patient. Et côté face, si le médecin qui est client et qui paye 100€ par mois pour être visible sur ce site n’est pas disponible, le patient se verra proposer une téléconsultation. Donc le médecin client sera ubérisé à son tour. Tous les médecins y perdent.

Mes chers confrères, allons-nous subir sans broncher le sort des libraires et des chauffeurs de taxi ? Est-ce que cette évolution est un tsunami ou une vaguelette ? Moi je pense que rien n’est encore joué. Il y a moyen de barrer la route à cette dérive scandaleuse.

D’abord on nous vend la téléconsultation comme un produit des nouvelles technologies. C’est une illusion. Depuis qu’Alexandre Bell inventé le téléphone on peut discuter avec un patient à distance. Le fait de le voir sur un écran est une amélioration insignifiante car ça ne permet pas plus qu’au téléphone de l’examiner et notamment de le palper.

Pourquoi la téléconsultation doit rester marginale?

La consultation au téléphone est restée marginale, et pour la santé des Français, la téléconsultation devrait donc rester aussi marginale !

Car une consultation sans examen est une consultation sans valeur médicale. En tout cas c’est ce qu’on m’a appris à la faculté, et ce n’était pas il y a 80 ans. C’est pour ça que j’examine toujours un patient qui souhaite un certificat médical, une ordonnance pour sa rage de dent ou le renouvellement de sa pilule.

Alors si le projet est de transformer le médecin en rédacteur d’ordonnances, je ne suis pas sûr qu’on gagne en la qualité des soins.

Moins de médecins disponibles

L’autre arnaque de la téléconsultation, c’est qu’on n’augmentera pas l’offre de soins pour les Français. En effet ouvrir une téléconsultation revient à retirer un médecin d’une consultation physique.

Sans compter qu’une téléconsultation dure plus longtemps qu’une consultation physique. Car c’est plus difficile d’interroger un patient derrière un écran avec un casque qu’en face-à-face. Quand on a le patient en face de nous, on saisit vite plein d’informations non-verbales, et on va à l’essentiel. Donc on voit moins de patients à l’heure en téléconsultation.

Bref, la télémédecine augmente la pénurie de médecins et met en danger les patients.

 

Le diable se cache dans les détails de la Convention

Alors j’entends les partisans de la téléconsultation me dire : « mais tout ça n’arrivera pas, la téléconsultation est réservée à des patients qu’on connaît ». Et en effet la convention précise que :

Capture d'écran de l'avenant 6 de la Convention portant sur la télémédecine

Avenant 6 de la Convention Médicale sur la Télémédecine.

Oui oui oui, mais lisez bien la convention jusqu’au bout ! Le diable se cache dans les détails… plus précisément dans les exceptions mentionnées par l’avenant. Et quelles sont-elles ? Et bien on pourra quand même faire une téléconsultation hors parcours des soins :

  1. si le patient a de moins de 16 ans ;
  2. ou si on est dans une situation d’urgence ;

Et 3, j’ai gardé la meilleure exception pour la fin : si les patients ne disposent pas de médecin traitant ou si leur médecin traitant est indisponible dans un délai compatible avec leur état de santé !

 

La CNAM sous influence des agendas en ligne

Alors là, c’est magnifique : on se demande si cet avenant n’a pas été directement rédigé par le patron d’un agenda en ligne ! Car qui d’autre que l’agenda en ligne connaît mieux la disponibilité du médecin traitant, hein ? Ajoutez à ça le fait que l’agenda en ligne connaît les motifs des patients, souvent prompts à souligner l’urgence subjective de leur problème de santé.

Donc voilà la situation : le leader de l’agenda en ligne contrôle votre flux de patients. Avec son algorithme il sait aussi moduler votre visibilité dans les résultats de recherche – selon que vous lui plaisez ou pas. De plus il collecte de la donnée de santé des patients, telle que les antécédents opératoires quand le chirurgien planifie son bloc.

Le DMP revient par la fenêtre

Je n’invente rien. La semaine dernière, un chirurgien m’a montré que son agenda en ligne bien connu remplit automatiquement les données des patients quand il fait son planning de bloc ! Ça m’a complétement soufflé : ils ont osé centrer leur base de données sur les données du patient! En clair, ils ont créé le DMP dans notre dos…

Donc votre agenda en ligne décidera tout seul d’orienter le patient vers ses propres services de téléconsultation. Et vous lui feriez encore confiance ?

Et la double peine pour vous sera quand vous recevrez chez vous le patient qui sort d’une téléconsultation sans examen. « Mais Docteur, votre confrère m’a dit que… bla bla bla». Vous vous ramasserez des consultations bien complexes et bien longues qui pourriront votre agenda.

Stopper ces dérives avec Vitodoc

Comme je vous l’ai dit, il est temps d’arrêter ces dérives.

Comment ? En adoptant Vitodoc : un agenda en ligne confraternel, qui ne vous filoute pas en mettant la main sur votre patientèle, garanti zéro Big Data, zéro donnée de santé, qui vous laisse libre de partir ailleurs sans perdre vos patients, et qui en plus est gratuit.

Bien sûr ne comptez par sur nous pour vous poursuivre avec des commerciaux. Nous on préfère que ça ne vous coûte rien en prospection commerciale. C’est le bouche-à-oreille qui a toujours soutenu notre développement, et on compte bien que ça le reste.

Bien sûr on a des coûts pour faire tourner le site et l’améliorer. On veille à ce que la version gratuite de Vitodoc soit un outil abouti qui se suffise à lui-même pour ne pas vous piéger. On propose quelques options bien utiles mais pas indispensables qu’on vous tarifie quasiment au prix coûtant. Par exemple l’adressage en urgence à un confrère en 20 secondes. On a l’esprit low-cost parce que les coûts, c’est moi qui les supporte !

J’espère vous retrouver tout de suite sur Vitodoc, et je vous dis : Salut à tous !