Jeune médecin généraliste : où s’installer en Bretagne pour avoir une aide de l’ARS?

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Jeune médecin généraliste : où s’installer en Bretagne pour avoir une aide de l’ARS?

Jeune médecin généraliste : dans quel coin de Bretagne s’installer pour bénéficier d’aides de l’Agence Régionale de Santé ? L'Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne publie la ...

Jeune médecin généraliste : dans quel coin de Bretagne s’installer pour bénéficier d’aides de l’Agence Régionale de Santé ?

L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne publie la carte des déserts médicaux 2018. 32 zones sont éligibles aux aides à l’installation de l’ARS de Bretagne. Vitodoc vous en dévoile la liste.

Le 12 juin 2018, l’Agence Régionale de Santé de Bretagne a défini la nouvelle carte des « déserts médicaux ». Elle va ainsi permettre de définir les territoires éligibles aux aides publiques pour favoriser l’installation de médecins généralistes et de spécialistes.

Le centre de la région Bretagne et les Côtes-d’Armor y concentrent la majeure partie des territoires éligibles aux aides à l’installation en Bretagne. Mais on peut aussi citer les zones rurales et insulaires.

Olivier  de Cadeville, directeur général de l’ARS Bretagne affirme en premier lieu que les zones rurales et les secteurs insulaires sont concernés par la désertification médicale. Il note aussi des situations locales particulières liées à des départs à la retraite, des déménagements ou des accidents de la vie …

Voici donc la listes des zones les plus fragilisés :

  • Loudéac
  • Le Mené
  • Lamballe
  • Pontivy
  • Matignon
  • Josselin
  • Ploeuc-sur-Lié
  • Callac
  • Ile de Sein
  • Guingamp
  • Carhaix-Plouguer
  • Huelgat
  • Le Faouet
  • Redon
  • Pipriac
  • Ouessant
  • Ile-Molène
  • Quiberon
  • Ile de Batz
  • Hoedic
  • Ile de Bréhat
  • Guémené-sur-Scorff
  • Ile d’Houat
  • Saint-Méen-le-Grand
  • Ile aux Moines
  • Ile d’Arz
  • Louvigné-du-Désert
  • Pouancé
  • La Guerche-de-Bretagne
  • Pontorson
  • Guémené-Penfao

De toute manière 42% de la population en Bretagne vit dans une zone en tension.

Aujourd’hui la situation s’aggrave puisque nous sommes passés de 5,5% de bretons vivant dans un territoire en désert médical à 10% sur ce dernier bilan. Le manque de médecin se fait donc sentir sur une plus large partie du territoire ou sur des territoires plus densément peuplés.

En Bretagne, y a-t-il d’autres zones pouvant bénéficier d’aide à l’installation de médecins que celle des déserts médicaux ?

Les Zones d’Action Complémentaire  bénéficient non pas de toutes les aides d’un « désert médical » mais des aides fiscales, de revenus garantis pendant deux ans et des bourses d’études pour les étudiants en médecine qui souhaitent s’y installer, peuvent être obtenues.

Ces « zones d’action complémentaire » représentent tout de même 70 territoires sur 183.

Y- a-t-il des aides pour les agglomérations bien moins désertiques d’un point de vue médical ?

Si la majeure partie de « l’arrosage » des aides se fait dans le désert, c’est bien connu en Bretagne la pluie tombe partout !

Quand ils ne vivent pas dans un désert médical, 58% des Bretons vivent alors dans des zones dites de « vigilance ». C’est ainsi que même dans la métropole de Rennes, les agglomérations de Quimper, de Saint-Malo ou de Dinard ou encore sur le littoral sud, ces zones peuvent aussi localement être touchées par le manque de médecins. Et donc l’ARS y accompagne la structuration des maisons de santé.

On note 95 maison de santé en Bretagne qui bénéficient de financements de l’ARS Bretagne.

La carte ci-dessous sera donc valable de 2018 à 2020, pour définir les différentes zones d’aides à l’installation des médecins.

Carte officielle de l'ARS bretagne établissant les désert médicaux

En rouge, les secteurs en tension qui manquent de médecins généralistes, en orange celles qui sont fragiles et en blanc les zones qui sont bien pourvues. (©Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne)

Concrètement, quelles sont ces aides?

L’ARS de Bretagne présente toutes ces aides sur cette brochure disponible en ligne. On trouve :

  • le contrat d’engagement de service public (CESP) : allocation mensuelle versée à un étudiant ou à un interne en médecine (y compris résident) en contrepartie d’un engagement sur l’installation à l’issue de ses études ;

  • une bourse d’étude pouvant être versée aux étudiants en médecine en contrepartie d’un engagement sur l’installation ;
  • une  participation financière aux frais d’hébergement des étudiants de troisième cycle de médecine générale effectuant un stage;
  • diverses participations financières aux frais de déplacement des étudiants de troisième cycle de médecine générale effectuant un stage;
  • le contrat Praticien Territorial de Médecine Générale (PTMG) qui correspond à une aide financière allouée à un médecin généraliste s’installant : rémunération minimale et couverture maladie/maternité;
  • Le contrat Praticien Territorial de Médecine Ambulatoire (PTMA) (aide financière allouée à un médecin s’installant);
  • Une dérogation au parcours de soins : pas de majoration pour les patients consultant un médecin généraliste non déclaré comme son médecin traitant;
  • Une aide à l’investissement : rémunération forfaitaire pour les médecins généralistes libéraux s’installant dans une zone sous-dotée en offre de soins (contrat d’aide à l’installation des médecins (CAIM));
  • une exonération d’impôt sur le revenu de la rémunération perçue au titre de la permanence des soins ambulatoires (PDSA);
  • une aide à l’activité pour les médecins généralistes libéraux s’engageant à réaliser une partie de leur activité en zone sous-dotée en offre de soins (contrat de solidarité territoriale médecin (CSTM));
  • des rémunérations complémentaires pour les médecins généralistes libéraux exerçant en zone sous-dotée en offre de soins et s’inscrivant dans une démarche de prise en charge coordonnée des patients (contrat de stabilisation de coordination médecin (COSCOM));
  • le contrat de Praticien Territorial Médical de Remplacement (PTMR) qui correspond à une rémunération complémentaire annuelle, ainsi qu’à une rémunération complémentaire mensuelle en cas d’arrêt maladie, de congé maternité ou paternité, allouées à un médecin généraliste réalisant des remplacements au sein de cabinets médicaux situés dans des zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés d’accès aux soins.

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